TUNIS, 6 mai 2008 'Le système national de l'éducation, de la formation et de l'enseignement supérieur face au défi de la mondialisation'', tel est le thème d'un débat organisé, mardi, par la Chambre des conseillers.
M. Abdallah Kallel, président de la Chambre des conseillers, a souligné, à l'ouverture du débat que le président Zine El Abidine Ben Ali a parié sur les sciences et le savoir, rappelant un extrait du discours du chef de l'Etat à l'occasion du 50ème anniversaire de la République dans lequel il déclare: ''l'enseignement dans le régime républicain a été et restera la voie de la promotion sociale, ouverte à l'ensemble des tunisiennes et tunisiens de tous les âges, catégories et régions".
Le président de la Chambre des conseillers a fait remarquer que la qualité de l'enseignement conditionne, désormais, tout développement humain et tout progrès économique.
Il a mis en relief, dans ce contexte, les principales qualités du système éducatif tunisien qui a été classé par le Forum de Davos 11e au plan mondial et premier dans le monde arabe et en Afrique.
Il a insisté sur la nécessité de poursuivre le processus de modernisation du système éducatif et de formation tunisien afin qu'il soit au diapason des dernières mutations mondiales.
M. Sadok Korbi, ministre de l'Education et de la Formation, a indiqué, de son côté, que les mutations générées par la mondialisation, placent le système éducatif devant des nouveaux défis.
Il s'agit, notamment, de dispenser un enseignement de qualité pour tous et de développer des ressources humaines dotées de grandes qualifications et capables d'être compétitives au plan mondial.
Le ministre a plaidé pour un système éducatif qui rompt avec le bourrage de crâne et qui privilégie, constamment, et la révision des méthodes pédagogiques et l'évaluation du rendement.
Le ministre a évoqué les reformes qui ont touché l'approche pédagogique, les orientations et programmes d'enseignement et de formation en se basant sur des normes modernes et en se référant aux expertises de spécialistes formés à cet effet, à coté de la création d'une commission nationale d'évaluation au sein de centres de formation professionnelle.
Pour sa part, M. Ameur Ismail, inspecteur général de l'éducation, a présenté une communication dans laquelle il a mis en garde contre les modèles pédagogiques importés et inadaptés à la réalité tunisienne et les spécificités du pays.
Il a proposé à cet égard, de mettre en place des "stratégies alternatives locales" pour pallier aux insuffisances et pour mieux articuler l'enseignement à la formation, d'une part, et la formation professionnelle aux besoins des entreprises, d'autre part. |