ES MEDECINS
Le nombre total de médecins en exercice avoisine les 6.000, ainsi répartis (source : Ministère de la Santé Publique, statistiques établies fin 1995) :
- 45 % sont des spécialistes
- 46 % exercent dans le secteur privé qui est en plein essor ; l'offre y est encore importante alors que dans la fonction publique, les possibilités d'emploi sont de plus en plus limitées.
- 40 % exercent dans les zones situées le long ou à proximité du littoral où la densité (médecin/nombre d'habitants) est de 3 à 4 fois plus élevée que dans les régions de l'intérieur, particulièrement celles du Nord-Ouest et du Centre-Ouest. Ces disparités sont particulièrement accusées pour les médecins spécialistes.
LES MEDECINS-DENTISTES
Le nombre total de médecins-dentistes est de 1.050 (source: Ministère de la Santé Publique, statistiques établies fin 1995). 75 % exercent dans le secteur privé. La quasi-totalité sont des généralistes, les spécialistes étant pour la majorité des enseignants de la Faculté de Médecine dentaire de Monastir.
Les régions côtières et le district de Tunis sont les mieux dotés, la densité y est de 3 à 4 fois plus élevée (1 médecin dentiste pour 8.500 habitants à Tunis contre 1 médecin dentiste pour 30.000 habitants et plus dans le Centre-Ouest et le Sud-Ouest).
LES PHARMACIENS
Sur les 1.700 pharmaciens recensés par le Ministère de la Santé Publique à la fin de 1995, près de 85 % pratiquent dans le secteur privé. Ils sont installés en majorité dans les officines. Les officines sont géographiquement bien réparties et les déséquilibres entre les régions sont peu sensibles. Il est à signaler que, à la différence des autres professions de santé, outre les dispositions communes à tous les métiers de santé, l'autorisation de l'ouverture d'une pharmacie prend en considération d'autres critères, tels que le ratio pharmacie/nombre d'habitants (numerus clausus). En plus du secteur de l'officine où les possibilités d'exercice sont limitées, d'autres débouchés sont offerts aux pharmaciens munis d'un diplôme de spécialiste (laboratoire d'analyses biomédicales; industrie pharmaceutique).
LES TECHNICIENS SUPERIEURS
La plupart des techniciens supérieurs, toutes spécialités confondues, exercent dans le secteur public ou parapublic. Une minorité exerce pour son propre compte (kinésithérapeutes, sages-femmes, prothésistes dentaires, orthoptistes, nutritionnistes, opticiens, lunetiers) ou est employé dans le secteur privé par des cliniques (kinésithérapeute, sage-femme, ...) des laboratoires d'analyse biomédicales (biologiste), voire dans le secteur de l'hôtellerie et de l'industrie (hygiéniste, nutritionniste, technologue alimentaire).
Les diplômés en techniques et sciences de la santé, exerçant au sein des structure dépendantes du Ministère de la Santé Publique sont au nombre de 5.572 (source Ministère de la Santé Publique, décembre 1996), ainsi répartis:
| |
| Sages-femmes |
1.469 |
Radiologistes |
483 |
| Biologistes |
937 |
Hygiénistes |
348 |
| Cyto-morphologistes |
53 |
Physiothérapeutes |
319 |
| Anesthésiste réanimateur |
860 |
Nutritionnistes |
302 |
| Secrétaires médicales |
730 |
Orthophonistes |
44 |
| Prothésistes |
27 |
|
|
|
|
Quant à l'exercice en libre pratique, il est réglementé ; c'est ainsi que parmi l'éventail de professionnels formés seuls sont autorisés à ouvrir des cabinets, les diplômés en nutrition humaine, en orthophonie, en physiothérapie, en prothèse dentaire et en obstétrique ainsi que les audioprothésistes, les opticiens lunetiers, les orthopistes, et les psychomotriciens, spécialités pour lesquelles il n'existe pas encore de possibilités de formation de niveau universitaire en Tunisie.
|